C’était lundi après-midi, une brève attente en haut du 15ème étage d’un bâtiment, quelques bousculades et tout ça pour lire AJ à côté de mon nom. AJ pour ajourné ou en termes clairs, redoublement.

Ca fait toujours aussi mal d’y penser et j’écourte les conversations dès qu’on m’en parle. Pas facile de dire qu’on s’est foiré aux examens de rattrapages, surtout quand on y a consacré la moitié de son mois d’août. Ce sont des dizaines d’heures à réviser pour un résultat médiocre, obtenir la moyenne à une matière sur sept, c’est juste injuste, énervant, déprimant.

J’ai eu l’impression de faire mon travail correctement. Certes, je ne suis pas un génie mais j’étais loin d’imaginer un tel échec. J'envisageais passer en classe supérieure sur le fil ou redoubler à peu de choses près. Mais là, je suis encore étonné. J’étais sorti confiant de plusieurs partiels, je sentais avoir réussi la chose, assimilé les connaissances, su le retranscrire sur ma copie et au final, il s’avère que les notes sont très décevantes. Malheureusement, les notes ne reflètent pas le travail accompli cette fois-ci.

Je me dois de rebondir même si c’est vraiment difficile, je me suis réinscrit et je suis déjà prêt à repartir. Je n’ai rien à regretter car je m’étais réellement investi à fond dans la réussite de ces partiels. Mais je me retrouve à recommencer encore une fois...

Tant pis, je ne ferais pas parti de cette minorité d’élus titulaires d’un baccalauréat technologique qui obtiennent leur Licence 2 Economie (ex DEUG) en deux ans. Félicitations aux rescapés de septembre.

8,15